Dimanche 6 septembre 2009
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Musique
Sur le chemin
Je marchais dans le soir d’un été de ma vie ;
Je rentrais d’une femme au désir exaucé,
Fuyant par habitude
L’insaisissable nuit du plaisir oublié,
Ourlée d’ombres rapaces.
Et, seules certitudes,
Le remous de l’instant dans la vague du temps
Et la main d‘un enfant pour emporter ma main,
La caresse du vent.
Le soleil conspirait à l’ombre des nuages,
Assoupissant les ombres.
Le babil de l’enfant reposait ma mémoire
Au portail du silence.
Il n’y avait de vrai qu’une chaude tendresse,
Un alanguissement,
Le chemin que l’enfant proposait à mes pas,
Semé d’étonnement.
Et les fleurs approuvaient sous une fine brise,
L’herbe heureuse des bois
Frissonnait à la vie
Que l’enfant m’apprenait.
Théo
Septembre 2009
Par Théo
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Samedi 4 juillet 2009
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12:06
Fatale
Hommage à René Char
Ton coeur a pris la rue qui ouvre mon automne,
D’une ville où personne ne prononce mon nom ;
Où t'emporte le glas de ce pas qui résonne ?
Peu m'importe : un visage ; amour est son prénom.
Tu t'enfuis au soleil de ta vie éclatée ;
Sur le chemin de ronde, qui garde la cité
Par mon coeur dessinée, tu es la convoitise
Des archers inconnus, que ton silence attise.
La flèche d'un regard bien sûr se plantera
En l'eau noire des yeux ; nous ne serons plus deux.
Nous serons l'un sans l'autre, plus un qui t'aimera.
Ton coeur a pris la rue qui ouvre mon automne,
D’une ville où personne ne prononce mon nom ;
Que m'importe le glas de ton pas qui résonne ?
Toi, l'amour sans visage, un amour sans raison.
2003- 2005
Musique
Par Théo
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Mercredi 24 juin 2009
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/2009
15:55

Vous voulez savoir comment ça sera après ?
Voici ...
Après …
Il était attentif aux bruissements du vent
Qui portent les odeurs, le songe et la clameur ;
Il était devenu le gardien du néant
Dans un monde figé par la Grande Terreur.
Chaque jour une pluie de sinistre couleur
Assassine de l’aube et du chant des oiseaux,
Couvrait de sang le sol vitrifié de chaleur
Et s’en allait mourir en tragiques ruisseaux.
Quand, voûté par la nuit, pour chasser il sortait,
Toujours il espérait la rencontre d’une âme,
Une sœur ou un frère, mais un cœur qui battrait !
Et qu’il reconnaîtrait au détour d’une flamme.
Le jour qui fut Dimanche, il allait à la mer
Ecouter la détresse infinie du ressac,
Sa caresse inféconde à la peau du désert,
Le silence insensé d’un monde mis à sac.
Sa jeunesse vieillit aux lacs secs des mirages
De rivages tombant dans les bras de l’enfer ;
Il vit des cieux violés par des vols de nuages,
De vides horizons sous des portes de fer.
La pauvreté de l’aube a trouvé dans les bras
D’une fleur de la nuit aux parfums vénéneux,
Ce qui restait de lui ; le dernier bruit de pas
S’est éteint sans un cri comme mourait le feu.
Théo
Juin 2008
Par Théo
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