Comme un profil perdu
Comme un profil perdu sur les murs de la ville
Qu’un regard tendre habite,
Un visage s’édite,
Ô phalène affolé, à la vitre fragile !
Sous le ciel se mourant, la fenêtre des yeux
S’ouvre sur la nuit
Et aux arbres de pluie,
Cependant qu’une étoile invisible s’émeut.
L’avers sombre des mots a creusé un grand trou,
Effrayant de ténèbres,
Pareil aux flots de l’Hèbre,
Où s’effondrent lumière et poussière de nous.
Sur les murs de la ville, au pas lourd des passants,
S’associe solitude,
Infinie solitude !
De ces fétus vivants que dirige le vent.
Un visage s’édite à la vitre fragile,
Une larme impuissante
Quitte l’œil qu’elle hante,
Fécondant le tombeau de nos amours fossiles.
Septembre 2006
Par Théo
-
Publié dans : Bris de vers
-
16
-
Recommander
Derniers Commentaires