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L'archipel de Théo
Les mots des îles
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Musique
Sur le chemin
Je marchais dans le soir d’un été de ma vie ;
Je rentrais d’une femme au désir exaucé,
Fuyant par habitude
L’insaisissable nuit du plaisir oublié,
Ourlée d’ombres rapaces.
Et, seules certitudes,
Le remous de l’instant dans la vague du temps
Et la main d‘un enfant pour emporter ma main,
La caresse du vent.
Le soleil conspirait à l’ombre des nuages,
Assoupissant les ombres.
Le babil de l’enfant reposait ma mémoire
Au portail du silence.
Il n’y avait de vrai qu’une chaude tendresse,
Un alanguissement,
Le chemin que l’enfant proposait à mes pas,
Semé d’étonnement.
Et les fleurs approuvaient sous une fine brise,
L’herbe heureuse des bois
Frissonnait à la vie
Que l’enfant m’apprenait.
Théo
Septembre 2009

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